Le mental n'oublie jamais
Sombre est l'allée
La lune clignote légèrement
Au loin, le silene dort
Sur la plage déserte
Je vois passer les lueurs
Nonchalantes du crépuscule.
Murmures indistinctes
Voix à peine audibles, étouffées...
Par ce temps frisquet
Par ces regards mornes
Par ces souvenirs qui remontent
A la surface des mes eaux mentales.
Le mental n'oublie jamais.
Les coups sont durs,
Et on devient
De plus en plus
Roc, acier, robot
Ă€ force de souffrir.
On refoule le passé
On refuse le présent
Et l'avenir devient
Flou, brut, incertain et instable
Dehors, tout est gris,
Les vitres sont opaques,
Solitude marche seul
Pas âme qui vive.
A l'intérieur, dans la tête,
Bruits, disputes, morsures
Cœurs brisés par la pluie
Venue de nuages rebelles.
Le mental n'oublie jamais.
Les coups sont durs,
Et on devient
De plus en plus
Roc, acier, robot
Ă€ force de souffrir.
Sombre est la voie
Seul dans la rue
Avec ses frustrations
Ses pensée et ses mystères
Énigme humain devenu
On se tue Ă petit feu
A force de vouloir
Indiscutablement de vivre
Pieds faibles et mains qui tremblent
Aveuglés par nos propres
Paneaux publicitaires
Affichant inutilement des "ça ne va pas"
Zéro au quotient!
Le mental n'oublie jamais.
Les coups sont mortels,
Et on devient
De plus en plus
Soumis, souple, humble
Ă€ force de perdre la vie.
Tourbillons de chagrins
Qui planent en équipe
Crachant des feux de glaciers
Par jets et par bulles.
Même l'éternel horizon
Est devenu fade, morose.
Des grains de poussières
Tout manque au tableau.
Vide, néant et fosse
Constituent mon contour
“Entre l'espace des trous noirs
Et la terre des abĂ®mes.”
Le mental n'oublie jamais.
Les coups sont mortels,
Et on devient
De plus en plus
Soumis, souple, humble
Ă€ force de perdre la vie.
Comparée à certains niveaux de combats
La guerre est une paix,
Ces sensations chaotiques
Chamboulant toute une vie.
L'orage passera,
Le mental ne l'oubliera pas.
Arthur ALCINOR
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