Le mental n'oublie jamais
Sombre est l'allée La lune clignote légèrement Au loin, le silene dort Sur la plage déserte Je vois passer les lueurs Nonchalantes du crépuscule. Murmures indistinctes Voix à peine audibles, étouffées... Par ce temps frisquet Par ces regards mornes Par ces souvenirs qui remontent A la surface des mes eaux mentales. Le mental n'oublie jamais. Les coups sont durs, Et on devient De plus en plus Roc, acier, robot À force de souffrir. On refoule le passé On refuse le présent Et l'avenir devient Flou, brut, incertain et instable Dehors, tout est gris, Les vitres sont opaques, Solitude marche seul Pas âme qui vive. A l'intérieur, dans la tête, Bruits, disputes, morsures Cœurs brisés par la pluie Venue de nuages rebelles. Le mental n'oublie jamais. Les coups sont durs, Et on devient De plus en plus Roc, acier, robot À force de souffrir. Sombre est la voie Seul dans la rue Avec ses frustrations Ses pensée et ses mystères Énigme humai...