Stop, viens par lĂ  bella!


Je te suis timidement,

Je te poursuis mĂȘme,

ArrĂȘte de me tourner en rond.

Clairement: je te dĂ©sire bella! 


N'as tu pas lu dans mes yeux,

Cette couleur vive de l'envie?

Cette envie de vivre

Dans le sein de tes seins;

Ivre!


Sur le bout de tes lĂšvres humides

Et de ta chaude intimité,

Je veux y ĂȘtre.


Bella, oĂč est-ce que tu es? 

Je veux mon affaire.

Je suis déjà "au-garde-à-vous!"


Tout Ă  l'heure bella,

Je te voyais passer 

Dans la salle de séjour,

De toi, je me suis approché

Et tu as disparu

PrĂ©textant 

Que tu vas prendre un bain.

Prenant mon journal, 

Je me replie sous la galerie, 

Lisant. 

Attendant,

Un bain 

Long comme un train.


J'ai entendu tes pas dans la chambre,

HĂątivement,

Je suis allé te rejoindre...

Mes lĂšvres explorent ton cou.

Tes deux mains sur ma poitrine,

Me repoussant,

J'entendis:

"ChĂ©rie, attends moi, 

J'ai grand faim.

Je vais cuisiner!" 


Bella, arrĂȘte de me tourner en rond

Je veux mon affaire

Je te dĂ©sire ardemment! 

Cesse cette manoeuvre!


Je vais commencer par pleurer...

Ou te donner un coup de cailloux!


Ta poĂȘle en main,

Que ça sent bon!

Mais c'est pas lĂ ,

Mon intĂ©rĂȘt...

Mes mains posĂ©s douce-durement 

Sur tes boules de postérieurs,

Je les tripote

À la maniĂšre 

D'un pĂątissier,

Faisant sa tùche avec appétence...


Tu me donnes un "rire jaune"

Et tu te sauves dans la salle Ă  manger,

Les yeux rieurs...


Tu es belle quand tu manges,

Comme un ange

Jus d'orange

Et dessert aussi.

J'ai attendu que tu finisses...


Et mon bas ventre commence Ă  me faire mal... 

Vraiment mal!


Ma canne Ă  sucre se mouille de gel, 

Alternant entre mollesse et dureté...

Je me croise les pieds. 


Bella, je te veux,

Je te désire,

Encore une fois,

Donne moi mon affaire! 

Please!


Je vais Ă  ta rencontre, 

Tu me prends dans tes bras,

Un baiser.

Je soulevai ta jupe,

Le pire, rien en dessous.

Je t'expose sur la grande table

Univers ouvert!

Rose est la lune 

Et ses petites herbes noires...

Tout autour, soyeuses.

Le temps que je sors le bĂąton

Tu as couru dans le salon...


Oh! Dieu! 

Aie pitiĂ© de moi! 

Bella, je vais te mordre,

Je vais te...

Je vais te...

Je vais t'apprendre le respect!


Bella, 

Tu ne vas pas me donner mon affaire? 

Ciel sombre, 

Nuages qui pleurent

Je deviens 

Un enfant,

Un mendiant.


Dois-je écrire une lettre de demande?


Sur le sofa: 

"Mon chéri, non! Non!

Je vais regarder Novelas, 

C'est l'heure de mon feuilleton."


Quelle galĂšre!


J'attendis...

Dans la chambre,

Notre chambre.


Minuit, tu es toujours pas venu... 


Je pris un grand fouet, 

Et je vais dans le salon.

Tu n'y es pas. 

Dans le parking, non plus.

Dans la cour, derriĂšre la maison,

Pas la moindre trace de bella.

Salle de séjour? Non.


Son reflet apparaĂźt

Sur la terrasse... 

Je montai.

Elle allait courir Ă  ma vue, 

Mais bella ne peut pas sauter 

Du haut se son perchoir...


Elle allait se lancer dans le vide

Quand j'ai tenu son avant-bras,

"Stop, viens par lĂ  bella!

Cette fois tu es Ă  moi. 

Je vais prendre mon affaire"


-Mon chéri,

J'ai ma maladie rouge Ă  peine.

Ça coule partout.

Ça va pas le faire.

Désolée...


-Quoi?



Arthur Alcinor (Arth)

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