Les vils vers

Chaque jour, dix mille pensers pervers

Me travaillent la tĂȘte, 

Me dĂ©mangent la cervelle comme de mĂ©chantes petites bĂȘtes.

Souvent, je les dissimule dans le creux de mes vers

Pour mieux tromper le curieux passant ou le gentil guetteur ;


Mais parfois, je les expose Ă  l'envers devant tous,

Comme le leurre d'un écrit miroir.

Vifs, ils laissent leurs empreintes notoires,

Quoique incomprĂ©hensibles, comme des taches rousses 

Sur des pages immaculées que guette l'insolent lecteur.


Ô mes pensers, sublimes et pervers !

Subtils et prompts voyageurs ;

Ô, que je vous aime bande de rageurs !

Oscillants, sinueux, mes pensers meuvent comme des vers,

Mimant des danses saccadées dans les cendres de la folie.


La censure me fixe avec des yeux sévÚres.

Elle menace de caviarder mon Ɠuvre

Si elle ne se soumet pas aux divines Ă©preuves. 

Je coule ma poésie, comme un vin gùté, dans de somptueux vers

À la santĂ© du curieux, de l'insolent, du gentil ou mĂȘme de l'impoli.



Ariel Lucardi Louis (Spirale)

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