Avant la fin

 Assis, las dans le noir,

Fatigué de courir aprÚs la chute,

On continue de regarder le brouillard par la fenĂȘtre,

Les heures passent comme le décompte

D'une pluie fine, une journée grisùtre, pùle presque

Debout, la musique tourne et le temps passe

On regarde le paysage sans le voir...



Couché, seul dans son coin,

Perdu au milieu de la forĂȘt mentale.

Perdu comme la fourmi, qui, 

Pour une premiÚre fois, a oublié le chemin de la maisonnée.

Le soleil jaune abricot, le vent dolive, la terre grenat

Tout change autour de soi: Eau huilée; manie de poule mouillée!

Bras croisĂ©s derriĂšre l'dos, tĂȘte baissĂ©e, yeux mi-ouvert...

On regarde le paysage inerte.



Nos pas sont lourds,

Sous le poids des nombreuses réflexions,

PerplexitĂ© exposant dix, anxieux face Ă  la vie, face aux gens, 

Le dĂ©couragement n'est pas une option or 

Dans l'examen quotidien, il est parmi les bonnes réponses.

A nous, Ă  moi, Ă  toi, Ă  eux de choisir

Du moins, choisissons-nous, quand nous savons

Que les fleurs boudent sur notre passage et que les oiseaux fuient Ă  notre approche?



On a de quoi pour subsister

Face Ă  la mauvaise saison,

Mais dans ces cas, on ne parle plus de mauvaise saison,

Mais plutĂŽt de mauvaises raisons, d'illusions, d'halucinations, et de perte d'attention.

Bon sens endommagé,

Environnement inadéquat, tout va de travers

Et on devient impoli.

Ainsi, notre étoile file, sans scintiller...


Quand l'odeur est mauvaise, la respirer est peu,

Mais on la touche, et elle nous murmure des mots sanglants de fiel,

Nous cisaille, grĂące Ă  sa lame nasale, la peau, les veines et les os. 

Par les temps sombres, on voit l'odeur, habillée en démon, mal...

On voit mĂȘme ce qui n'est pas censĂ© ĂȘtre.

Et le réel, cela fait longtemps, trÚs longtemps,

Debout prĂšs de la fenĂȘtre, on l'regarde, mais on n'voit rien.



Debout, las dans le mauve,

Fatigué de regarder les passants.

Recherche de goût lancé, on continue de mettre un peu de piment.

L'aiguille des heures marchent, celle des secondes courent...

Une tempĂȘte au sein de la mer de l'Ăąme, tornade corporel, ouragan nĂ©vrotique...

La musique tourne sans s'entendre

On regarde le paysage sans le voir... 


Et on explose, pas en "bombe atomique" mais en "larmes psychologiques..."


Et c'est le noir complet... 

Tic tac, fin des secondes.




Arthur Alcinor

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